Festival de Venise 2019 banniere

52 TUESDAYS

Un film de Sophie Hyde

Un très beau premier film à voir absolument

Une adolescente de 16 ans doit faire face à ses responsabilités, le jour où sa mère lui apprend qu'elle est sur point de changer de sexe...

"52 Tuesdays". 52 mardis, 52 semaines, une année. Ce film raconte la vie d'une adolescente de 16 ans, Billie, pendant un an. 52 mardis, durant lesquels elle devra faire face à ses responsabilités, alors que sa mère changera de sexe. La mère, Jane, laisse la garde de Billie au père (le couple est séparé) pendant un an, période estimée nécessaire pour une complète transformation, sauf les mardis, de 16 heures (après l'école) à 22 heures où la mère/le père et la fille se retrouveront au fil de l'année scolaire.

Une situation prise peut-être un peu à la légère au début mais qui deviendra rapidement plus difficile à gérer, notamment lorsque Jane, devenue James, ne voit pas venir assez vite les résultats escomptés. De son côté, Billie profite de cette certaine liberté pour découvrir la sexualité avec deux ados de son lycée. La mère et la fille gèrent donc leurs propres problèmes, se rendant compte qu'il n'est pas facile de rester proches et de conserver le lien qui semblait les protéger de tout.

Le film, présenté pour la première fois au festival de Sundance en 2014, y a été acclamé et sa réalisatrice a reçu le prix de la mise en scène. Aussi nommé et acclamé au festival de Berlin, Toronto et Melbourne, entre autres, cela ne fait aucun doute : ce film est une perle. Les acteurs sont extraordinaires d'authenticité, Del Herbert-Jane qui joue la mère est actrice amateure, à l'origine embarquée dans ce projet comme consultante sur la question des genres, et Tilda Cobham-Hervey n'a pas plus d'expérience devant la caméra. Pourtant, l'émotion se ressent dans chaque plan et au-delà de l'aventure du changement de sexe, c'est vraiment la relation mère-père/fille qui nous est narrée, sans filtres. Un très beau premier film à voir absolument.

Stephanie PalisseEnvoyer un message au rédacteur

Laisser un commentaire