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5 CENTIMÈTRES PAR SECONDE

Un film de Yoshiyuki Okuyama

Une adaptation live plutôt séduisante, qui met l’accent sur la persistance du lien

Synopsis du film

2008 à Tokyo. Takaki, 29 ans, informaticien, se passionne toujours pour l’astronomie. Visitant une exposition au planétarium, il se retrouve à devoir, sur un post-it, résumer sa vie en un seul mot, ce qu’il est incapable de faire. Aujourd’hui plutôt éteint, le jeune homme se souvient de 1991 et de sa rencontre avec Akari, jeune fille avec laquelle il partageait sa passion, lui qui était alors enjoué et plein de vie…

Critique du film 5 CENTIMÈTRES PAR SECONDE

Sur la thématique de la rencontre miraculeuse, de la communion de deux êtres et du lien invisible qui peut persister entre eux, l’animé "5 centimètres par seconde" de Makoto Shinkai (datant de 2007, inédit en salles chez nous, mais sorti en vidéo), auteur de "Voyage vers Agartha", "Your Name" et "Suzume", est une référence. Le remake proposé aujourd’hui par Yoshiyuki Okuyama, qui dure pratiquement le double (2h01 contre 1h03), en suit fidèlement la trame tout en adoptant une structure différente, beaucoup moins linéaire. Le film est en effet bardé de flash-back, permettant de faire contraster la vie monotone du personnage en 2008-2009, avec celle de son adolescence à l’été 1991, où l’aspect fusionnel avec Akari allait crescendo. Séparés par un soudain déménagement de celle-ci, qui fit s’évanouir une potentielle histoire d’amour, la blessure ne s’est jamais refermée pour Takaki, malgré leur correspondance écrite dans un premier temps.

Hokuto Matsumura, membre du groupe de J-pop SixTONES, joue le rôle principal et ne démérite pas, l'essentiel de l'intrigue étant centrée sur lui et le spleen qu'il éprouve par rapport à sa jeunesse, projetant progressivement sur Akari son incapacité actuelle à être épanoui et à se rapprocher réellement d’une collègue. Tissant au fil de l’intrigue, un lien persistant entre les deux personnages, que les hasards font se croiser sans jamais vraiment se voir ou réaliser qu’ils sont à nouveau proches (elle travaille dans une librairie à Tokyo…) , le film se meut en drame poignant où la croyance en des « signes » prend une bonne place. Quoi qu’un peu appuyé dans ses multiples fins, le scénario, avec en fond la manière dont l’univers (ici représenté par la passion pour l’espace, le travail au planétarium et les différentes références au temps qui s’écoule mais unit ceux qui ont eu la chance de se rencontrer - soit 0,0003% d’entre nous) maintient un lien entre les êtres, reliant ses personnages de manière romantique et affirmant l’importance de tenir ses promesses comme de savoir dire « au revoir » pour mieux avancer.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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