affiche film

© Gaumont Distribution

LE CAMELEON


un film de Jean-paul Salomé

avec : Ellen Barkin, Emilie De Ravin, Famke Janssen, Marc-andré Grondin, Nick Stahl...

Espagne, 2000 : un jeune homme sort de son mutisme. Il dit s’appeler Nicholas Mark Randall, être américain et avoir été enlevé quatre ans plus tôt par les membres d’une secte. A la surprise de la police espagnole, qui le soupçonne d’être un imposteur récidiviste, sa sœur vient le chercher et le ramène aux États-Unis, en Louisiane, où sa famille semble le reconnaître. Le Caméléon est inspiré de la véritable histoire de Frédéric Bourdin, condamné à plusieurs reprises pour usurpation d’identité...


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Photo film

Usurpation à l'américaine plus qu'à la française


Non, il ne s'agit pas ici de l’adaptation de la série “Le Caméléon”, où Jarod changeait de peau à chaque épisode pour protéger la veuve et l’orphelin. Même si le sujet est le même (l’usurpation d’identité), le film de Jean-Paul Salomé met l’accent sur le portrait psychologique du personnage. De ce point de vue, Marc-André Grondin (révélé dans “Le Premier Jour du Reste de ta Vie”) est assez irréprochable et sait faire naître le malaise en jouant sur l’ambiguïté du personnage: double-jeu ou pathologie, on ne saura jamais vraiment...

Tourné aux Etats-Unis avec un casting presque intégralement américain, le film, qui au départ est plutôt un drame francais, finit par tendre fortement vers le polar à l’américaine. Le FBI (incarné par la toujours sublime Famke Janssen), les marais de Lousiane et leurs meurtres ensevelis ainsi que des seconds rôles crachés (du frère tête brûlée à la mère droguée et dépressive), tout est là. Mais ces ingrédients (trop) typiques d’une Amérique brisée font parfois oublier notre frenchie initial et ses tribulations. On est souvent à deux doigts de se désintéresser de ses aventures, mais on peut quand même reconnaître que l’ensemble tient bon.

Après avoir bâclé “Belphégor” et “Arsène Lupin”, après s’être bien rattrapé en rendant hommage aux résistantes des “Femmes de l’Ombre”, Jean Paul Salomé montre avec ce caméléon qu’il se dirige vers un cinéma de plus en plus maîtrisé, mais auquel il manque toujours un petit coup d’éclat... alors, la prochaine fois?

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