affiche film

© Bodega Films

FUKUSHIMA MON AMOUR

(Grüße aus Fukushima)


un film de Doris Dörrie

avec : Rosalie Thomass, Kaori Momoi, Nami Kamata...

Une jeune allemande se rend au Japon pour faire le clown auprès de rescapés de la catastrophe de Fukushima. Elle découvre alors un groupe de personnes âgées regroupées dans un foyer. Hantée par ses propres souvenirs, elle va venir en aide à l'une de ces déplacés qui est bien décidée à réinvestir sa maison éventrée, située dans la zone contaminée...


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Photo film

Un choc de cultures, abordé tout en finesse

Certains connaîtrons peut être déjà la réalisatrice allemande Doris Dörrie, grâce notamment à un film émouvant qui traitait déjà des différences culturelles entre japonais et occidentaux ("Cherry blossoms") au travers d'une histoire de dernier voyage, avant une mort annoncée. Depuis, elle aura réalisé des films inédits en France, dont la comédie peu légère "Die friseuse" ("La coiffeuse"). Ceci avant de nous revenir cette année dans la section Panorama du Festival de Berlin 2016, avec un film sensible et tout en finesse explorant le choc des cultures, l'amitié et le deuil.

Dans un superbe noir et blanc, ce film aux personnages substantiels réussit à émouvoir par de petits rien, un amour de la tradition et du geste précis, des apparitions oniriques de disparus, l'ombre de deux passés aux traumatismes différents. L'humour, omniprésent, apporte du baume au coeur, quant aux visions de paysages apocalyptiques aussi fascinants qu'effrayants, elles donnent une idée de la douleur qui persiste chez les survivants, souvent déplacés. Leur aspect apocalyptique se prête de plus parfaitement au flirt avec le fantastique, chemin emprunter progressivement par le film.

Emprunt d'une sagesse toute orientale, le scénario est entièrement dédié à la reconstruction de ses deux personnages principaux, tout en faisant passer quelques messages intéressants sur la nécessité de relativiser nos petits malheurs d'occidentaux, mais aussi sur l'importance des choses simples. Ponctué de quelques répliques marquantes (« le manque, c'est vivre avec des fantômes ») il nous rappelle avec poésie et intelligence que vivre en paix exige de savoir rester en prise avec le moment présent.

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